Normandie Vol Libre

Comprendre et bichonner son secours.

samedi 4 mai 2013 par Bliss26 (Sylvain.A), Sylvain B.

CET ARTICLE EST DESTINE A DÉMYSTIFIER LE SECOURS. C’EST UN AIDE MÉMOIRE. IL PEUT AUSSI VOUS AIDER A CHOISIR UN MATÉRIEL. IL PEUT VOUS AIDER AVANT UNE RÉVISION A LISTER DES POINTS A NE JAMAIS NÉGLIGER.

IL N’EST PAS DESTINE A REMPLACER UNE DOCUMENTATION PERDUE.

Vous devez posséder la documentation de votre matériel

Les textes en italique sont extraits du document FFVL d’Olivier Faure.

La FFVL et le SNMVL (Syndicat National des Moniteurs de Vol Libre) organisent des journées "Informations parachute de secours". Suite au passage de Pierre Paul Menégoz (Mr Vol Libre) et de Bertrand Madalena (Mr parachute) à Osmoy durant deux jours, voici ce qu’il faut retenir à propos de votre secours.

Document complet à consulter Secours.pdf

Les principales causes qui font qu’un secours ne fait pas ce pourquoi il a été conçu ne vient pas que du pliage , qu’il faut tout même réaliser avec précaution et en suivant le mode d’emploi du constructeur.

Un secours mal plié ou non vérifié depuis longtemps s’ouvrira plus lentement (c’est problématique près du sol car 3 secondes de perdues c’est de 15m à 30m de chute rapide).

S’il n’a pas été plié à l’envers (Apex à l’extérieur), si le lovage est correct, il finira par s’ouvrir quand même.

Les non fonctionnements ou ruptures du système sont dus à des erreurs de liaison entre le secours et la sellette...

Le pilote doit maîtriser certaines connaissances, d’éléments
techniques et de savoirs-faire, pour bien s’équiper d’abord et pour que son parachute de secours puisse augmenter significativement sa sécurité ensuite.

En guise de préambule voici une vidéo tournée par Philippe F à l’occasion de notre W.E tyrolienne qui a précédé nos 2 jours de formation.
Bien que tous les secours s’ouvrent apparemment sans problème, on peut y déceler tout de même des différences.

L’un des derniers par exemple ne parait pas bien conditionné, le faisceau accroche, le parachute sort un peu du pod avant que les suspentes ne soient bien tendues puis met un peu de temps à s’ouvrir. Il parait ne prendre l’air que par 2 cotés (clé dans le suspentage ?)

En situation réelle ç’est ce qui peut conduire à des retards, des mouvements de tangage... Bref un fonctionnement non optimal, voire inadapté

Maintenant rentrons dans le vif du sujet pour découvrir notre parachute.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE SECOURS

Sans rentrer dans les détails, il existe différents types de secours.

Les liaisons à la sellete sont réalisées par des élévateurs qui sont du type en H ou en Y pour les hémisphérique.

L’élévateur en H se retrouve surtout sur d’anciens modèles. Il offre une meilleure stabilité en lacet et twists car chaque branche est reliée à un demi faisceau. Il laisse plus de place pour la tête du pilote.

On peut monter un secours prévu pour fonctionner initialement avec un élévateur en H avec un élévateur en Y.

Il ne faut jamais monter un secours prévu avec un élévateur Y en H : cette configuration le rend très instable : il tend à faire la crevette.

Il existe plusieurs formes (se reporter à la doc complète ci dessus) :

  • des carrés
  • des ronds
  • Le cas du biplace ne sera pas abordé (se reporter à la doc complète).
  • des dirigeables donc certains hémisphériques permettant une légère dérive et une orientation du pilote dans un axe choisi par traction sur une suspente.

Le cas du parachute dirigeable "type Rogallo" n’est pas abordé.

Il est séduisant car dirigeable et bénéficiant d’une finesse limitée mais suffisante pour se vacher.

Cependant, sa mise en œuvre et utilisation s’adresse à des pilotes expérimentés (compétiteurs, voltigeurs) qui ont choisis ce produit en toute connaissance de cause.

Son usage implique bien souvent le largage du parapente principal pour être piloté et conserver sa finesse.

Son pliage mal réalisé conduit inévitablement à la catastrophe.

Très souvent, son propriétaire emporte en double un parachute traditionnel, notamment en accro.

Dans cette vidéo, on note la difficulté à affaler la voile tout en gardant le contrôle de la trajectoire du Rogallo et l’obligation finalement de larguer un élévateur.

Il n’est pas très sain de ne larguer qu’un élévateur (celui ci peut s’emmêler dans le secours.

La réglementation Française interdit le largage complet d’un parapente (ainsi que tout objet). Le largage du pod est toléré

Terminologie

Adéquation parachute / aile :

Le parachute de secours doit être compatible avec l’aile en termes de
longueurs respectives des cônes de suspentage :

Le parachute doit se déployer plus bas que le bord d’attaque du parapente.
Dans le cas contraire, il peut se retrouver dans la dépression d’extrados de l’aile et ne pas s’ouvrir ou taper à même hauteur dans le parapente encore en forme. La hauteur du cône du secours doit donc être inférieure à celle du parapente :

au sol, on peut vérifier grossièrement l’adéquation de l’ensemble, en étalant le secours et ses élévateurs tendus ainsi que le parapente installé dans la sellette. Sinon on se réfère à la documentation du secours et du parapente en tenant compte des différentes hauteur d’accroche (secours à hauteur des épaules et parapente au niveau des hanches)

Il est dangereux d’attacher le p.o.d. au parachute
car cela peut gêner et retarder l’ouverture. Le pod peut détériorer votre matériel.

Il peut s’emmêler dans le cône de suspentage à l’extraction.

La perte du p.o.d. implique simplement son remplacement.

Vérifiez que les suspentes de votre parachute sont bien reliées avec une sangle courte (environ 40cm) , ou directement sur vos élévateurs en V en fonction du modèle par une tête d’alouette (liaison suspentes sangle : pas de maillon : risque de rupture d’une ou plusieurs suspentes à la mise sous tension)

L’élévateur en Y est un ensemble comprenant un mono élévateur relié à un élévateur en V.
Les liaisons mono élévateur et élévateur en V sont obligatoirement réalisées par un maillon carré. Plusieurs cas de rupture par brulure des sangles ont étés constatés en cas de liaison tête d’alouette entre sangles

Il faut immobiliser les maillons dont la largeur est adaptée à la largeur des sangles pour empêcher qu’ils ne tournent, grâce à des joints toriques ou des élastiques réalisés avec des chambres à air. Le scotch est à bannir car la colle dissout les tissus.

Leur largeur doit être adaptée à la largeur des sangles. N’utilisez que du matériel homologué pour cet usage.

Les écrous des maillons sont serrés à la pince sans excès (après serrage à la main, 1/8 de tour maxi).

Tout maillon rouillé, ayant subi une déformation ou retrouvé dévissé est à changer.

Pour un usage en milieu marin, surveiller aussi plus particulièrement les liaison d’épaules ainsi que l’aiguille qui peut se souder sur l’œillet.

Un parachute de secours mal conditionné peut ne pas s’ouvrir ou mal s’ouvrir et donc ne pas remplir sa fonction dans une situation d’urgence.

Les petites négligences font les grosses catastrophes.

Il est donc vital de bien conditionner son matériel et de le vérifier régulièrement.

Un pilote, pour être autonome, devrait savoir conditionner son parachute de secours lui-même. En tout état de cause il ne peut déléguer intégralement sa maintenance à un tiers et doit chercher à se former afin de choisir lui même le matériel le plus adapté à son usage.

Un pilote niveau confirmé doit savoir réaliser l’intégralité des opérations lui même. (même s’il a encore besoin d’être secondé car on ne réalise pas souvent cette opération, il progresse en rapidité d’exécution et confiance dans la procédure de conditionnement à chaque nouveau pliage).

Il contrôle à chaque prévol le bon positionnement de ou des aiguilles est à même de déceler au quotidien des défauts (cheminement des élévateurs, usure...)

Il procède régulièrement à l’ouverture du container pour surveiller la bonne position des suspentes lovées hors du pod, la présence des élastiques et le bon positionnement du pod






Un parachute doit être régulièrement aéré, puis replié, au moins 2 fois par an, même s’il n’a pas été utilisé. Cela permet d’éviter que la moisissure ne s’installe, et que le bord d’attaque ne se colle sur lui même. ne favorisant pas, alors, l’ouverture rapide.
Vidéo d’un secours non aéré

Les élastiques utilisés pour lover les suspentes sont neufs et achetés récemment (rayon cheval en magasin de sport c’est parfait)

Le manuel de pliage du parachute :

Les parachutes de secours vendus en France doivent être accompagnés d’un manuel de pliage en français. Il définit la méthode de pliage du parachute.

Quelques conseils d’aide au conditionnement

Bien que la plupart des secours se conditionnent de façon identique (la méthode classique du sapin) certains demandent un pliage tout à fait particulier qui favorise une ouverture ultra rapide (doubles coupoles, s’ouvrant par dépression donc d’abord par le haut, avec un panneau plié différemment qui assure le gonflage par la base...).

Chaque marque a ses petits trucs et l’homologation est garantie en respectant ces prérogatives.

Le constructeur a conçu ce document pour permettre un fonctionnement optimal du parachute ; il faut donc prendre le temps de le lire complètement voire de le relire avant de commencer le pliage et le garder à portée de main.

Une méthode (le pliage par les ferlettes) permet de réaliser seul le pliage d’un secours.

On réalise le sapin, on glisse une cordelette dans chaque boucle de pliage prévue à cet effet panneau par panneau.
On rentre la cheminée en tendant l’Apex, on replace à nouveau les 2 faisceaux de chaque coté de l’Apex. On replace les panneaux de façon équilibrée.

Pour le reste des opérations voir votre manuel de pliage


Il faut réaliser plusieurs pliages avec des conseillers avant de se sentir en confiance pour plier seul.

Il est très fortement conseillé de ne jamais le faire seul. S’il y a un assistant pour vous aider, celui ci n’est qu’un observateur. Il est là pour vous aider à plier soigneusement et est sous vos ordres : vous êtes le maître à bord de A à Z et vous êtes responsable de votre secours...

Vous effectuez les opérations dans la rigueur.

Vous vérifiez tous les points dans l’ordre au fur et à mesure. Si vous avez été interrompu, vous recommencez !

En effet, au moins un cas de parapentiste très confirmé pourtant habitué à respecter les procédures a été recensé dans les statistiques d’accidentologie, d’oubli d’attache des élévateurs du secours aux épaules de la sellette (le portable qui sonne, le copain qui vous assiste à qui vous avez délégué cette opération sans lui demander confirmation du résultat, sans avoir constaté par vous même le bon montage...)

Si les références du secours sont seulement indiquées sur le pod, les noter et les ranger soigneusement chez soi (pod perdu= secours sans référence avec l’impossibilité de commander un nouveau pod correspondant à la surface et aux caractéristiques)

Erreurs à éviter







Avant de plier un parachute de secours, il est bon de l’aérer afin de décoller les panneaux, d’éliminer l’électricité statique emmagasinée et les faux plis. On peut le déployer dans le vent puis le suspendre quelques heures.

Au cours de la formation secours sur tyrolienne, nous avons constaté qu’il est possible de reconditionner le secours "à l’arrache" sur place.

L’opération est rapide. Avec une aide, elle prend moins de 5 minutes.
Elle vous permet de revoler dans la foulée avec un secours qui fonctionnera correctement.Il est hors de question de le laisser dans cet état pendant plus de 12h00. Dans les heures qui suivent il est alors impératif d’étaler le secours qui est chiffonné puis de le reconditionner selon les règles de l’art !

Le lovage des suspentes :

  • Faire un lovage propre.
  • N’utiliser que des élastiques identiques à ceux d’origine.
  • Ne pas laisser plus de 1m – 1,5 m de suspentes hors du p.o.d.

Il existe des outils d’aide au conditionnement


Ce peigne sépare les apex et les 2 faisceaux

Celui ci réalise un lovage très soigné


Il ne reste qu’à mettre les élastiques

Attention. Si la longueur des suspentes hors p.o.d. est excessive, la voilure risque de passer dans le suspentage, ou de s’ouvrir avant tension des suspentes. Cela peut gêner ou empêcher l’ouverture.

Fixation de la poignée d’extraction sur le p.o.d :

  • Les p.o.d. sont munis d’une ou de deux sanglettes de fixation de la poignée d’extraction. L’assemblage se fait le plus souvent par une tête d’alouette.
  • La poignée, les sanglettes de fixation, les coutures qui les fixent au p.o.d. et le tissu du p.o.d. à l’endroit de ces coutures doivent être en bon état. Des problèmes d’extraction liés à la rupture de ce point de liaison ont déjà été constatés. Vérifier particulièrement ce point sur les pods ancienne génération. Dorénavant la liaison est renforcée
  • Quand il y a deux sanglettes sur le p.o.d., c’est qu’il n’est pas carré mais rectangulaire. Selon la position que prendra le p.o.d. dans le container extérieur, on choisit la sanglette de fixation qui sera la plus proche du point de sortie de la poignée.
  • Si le pod est rectangulaire il est parfois nécessaire de le caler dans le container avec une mousse sur un coté pour empêcher qu’il ne tourne. Dans ce cas la mousse se place à l’opposé du sens d’extraction

Soyez très vigilant lors d’un changement de sellette ou transformation (rajout d’un mouss bag...) à la longueur de la sanglette reliant le pod aux aiguilles. Elle doit rester suffisamment longue pour ne pas être sous tension, mais sans excès.

Attention : sur certains anciens modèles de sellettes, les bases des volets du container extérieur sont cousues entre elles et cela peut gêner l’extraction du p.o.d.

si la consigne précédente est respectée. Après avis du constructeur, il peut s’avérer judicieux de faire supprimer ces coutures inutiles. Le constructeur peut également préconiser un positionnement différent du p.o.d. pour éviter ce problème. Dans tous les cas, il faut être particulièrement attentifs à ces modèles lors de la vérification
fonctionnelle.

Pour les secours sous cutal ou latéraux, il a été repéré des problèmes avec certains modèles de sellettes emportant des pods un peu volumineux au cours de 360 engagés. Le poids du pilote multiplié par 3 ou 4 écrase alors la planchette et gène ou empêche l’extraction.

Sous l’effet de la force centrifuge, certaines planchettes en contreplaqué cassent et condamnent la sortie du pod du container.

le rajout d’un mousse bag plus épais peut géner voire empêcher l’extraction (notamment pour container latéral et sous cutal)

Voici une vidéo du Gforce : un outil qui permet de réaliser des tests et essais en toute sécurité et simuler des extractions de secours dans des conditions proches de la réalité :

Le cas du parachute en container ventral


Le container extérieur se fixe à la sellette, soit sur les maillons principaux, soit sur des points d’attache spécifiques sur certaines sellettes, par des attaches rapides ou des petits mousquetons.

Les élévateurs sont fixés aux épaules. Pour le cas d’un fixation sur maillons principaux, voir plus bas.

Ce conditionnement apporte plusieurs avantages :

  • le secours est toujours visible et directement accessible
  • on l’attrape et le lance de n’importe quelle main dans n’importe quelle direction
  • pour les adeptes du "rape la pente", des waggas dans les dunes ou dans l’herbe, pas d’extraction spontanée en cas de touch (risque accru pour les secours en placement sous cutal ou latéral)
  • bien à l’abri devant soi, pas de sable, bouse... dans le container
  • pour les adeptes de la sieste en sellette au déco pas besoin de sortir de la sellette pour vérification de l’aiguille avant le vol (comme pour un conditionnement dorsal)
  • pour les adeptes de la position assise en vol plutôt que couchée, le ballast en ventral transfère les charges et déplace le centre de gravité vers l’avant. Il assure une position naturellement droite.
  • possibilité avec certains containers de s’en servir aussi comme support d’instruments.
  • debout au sol, la sellette est moins lourde derrière ou sous les fesses.
  • l’espace vide libéré dans la sellette peut être occupé par autre chose (pull, sac vrac...). S’il était dorsal, on retrouve parfois du confort (surtout si utilisation d’un mouss bagl)

Au chapitre des désavantages :

  • le cheminement de la sangle de liaison qui dépasse sur le coté et ploie un peu entre la sellette et le ventral demande un peu plus d’attention.
  • risque de délovage partiel à l’intérieur du container si la sangle est tiraillée
  • 2 points d’ancrage supplémentaires à clipser à l’installation en sellette, 1 point à déclipser pour sortir
  • possibilité d’accrocher la poignée et dévérouiller l’aiguille facilement avec les suspentes du parapente en remontant la pente voile en boule (cas typique en forte pente ou en sortant des broussailles)
  • Le container entrave un peu la marche et ballotte
  • en cas de manipulation de la sellette au sol après le vol, ranger au plus vite le secours dans la poche sellette pour ne pas risquer de libérer l’aiguille en accrochant la poignée par mégarde
  • la prévol implique de bien vérifier que la sangle de liaison fait bien le tour de l’accélérateur et ne passe pas entre la sellette et l’accélérateur (dans ce cas en cas d’utilisation on se retrouverait pendu la tête en bas par un coté : ça c’est déjà vu)


Le cas particulier du ventral attaché sur les maillons principaux

Il reste encore à évoquer le cas assez à la mode du secours ventral dit "rapide" qui s’accroche directement au maillons des élévateur du parapente et non aux épaules.

Il s’agit souvent d’un secours ultra light conditionné dans un petit container, mais un secours ventral traditionnel peut aussi être utilisé ainsi.

Il est décrit par certains comme idéal en terme de facilité d’installation pour n’importe quelle sellette.
En effet, on accroche les 2 sangles de l’élévateur aux maillons principaux, pas de maillons à vis à serrer aux épaules, pas de cheminement des élévateurs dans la sellette à placer, on clipse le container sur la sellette et le tour est joué.

Nous pensons qu’il est à réserver au cas de la sellette light qui ne permet pas le cheminement des élévateurs du secours jusqu’aux épaules dans un logement protégé.

Il faut en avoir un usage exceptionnel (marche d’approche en montagne avec du matériel plus léger et la volonté cependant de disposer d’un secours, essais rapide d’une sellette sans secours...)

Lors d’une installation classique voici la position du pilote lorsque le secours est en action

Une fois le secours déployé, le pilote tiré par les épaules se retrouve naturellement debout ce qui est un gage de sécurité. On sait tous que le meilleur des amortisseurs est nos jambes et le rouler boulé.

A l’avant, on retrouve le parapente neutralisé

Dans le cas d’un secours installé directement sur les maillons principaux c’est très différent

Une fois le secours déployé, les élévateurs du parapente sont derrière.

Par conséquent, la neutralisation du parapente est moins facile :

  • soit le parapente est derrière et on peut avoir le casque coincée entre le secours et le parapente
  • soit on a fait passer le parapente neutralisé devant et on est gêné pour les sangles du secours durant la manœuvre. Les élévateurs du parapente sont obligées de contourner le secours et peuvent s’emmêler.
  • la neutralisation doit se faire par le coté avec un risque de départ en rotation de la voile important si l’action n’est pas symétrique
  • Ensuite il faut passer la tête dans l’élévateur en Y pour pouvoir se redresser en tenant sa voile...

Dans bien des cas, on reste en position couchée avec la difficulté de se mettre debout voire l’impossibilité et une arrivée sur le dos ou les fesses (en sellette light de surcroit ça fait très mal)

Une autre complication est due à la hauteur des points d’ancrage bien plus bas.

Si le secours est fixé aux épaules, on peut assez "facilement" passer la tête entre l’élévateur Y du secours pour se redresser. (on peut s’aider en passant un bras puis l’autre)

Ensuite on est en bonne position pour neutraliser la voile.

Dans le cas du secours fixé directement sur les maillons du parapente, l’élévateur Y est plus bas et l’on ne peut plus passer la tête où l’on reste coincé dedans (encore pire).

On évoque même pas le cas où l’on est twisté : ça se complique encore...

Pour ces différentes raisons cette configuration doit rester marginale.

Enfin pour finir l’article, une rapide reprise de l’excellente doc FFVL

Document complet à consulter Secours.pdf

Importance de la position du p.o.d. dans le container extérieur :

Placer le p.o.d. de façon à ce que la traction sur la poignée d’extraction déclenche prioritairement l’ouverture du container extérieur avant de tirer sur le p.o.d..

En effet, un mauvais placement du p.o.d. peut rendre l’ouverture du container extérieur impossible : la traction sur la poignée d’extraction agit d’abord sur le p.o.d avant de provoquer l’ouverture du container extérieur.

  • A gauche, l’aiguille est libérée puis le pod peut s’extraire
  • A droite, la sangle de la poignée d’extraction est tendue et ne permet pas de libérer l’aiguille

Il ne faut pas oublier de lâcher la poignée
pour que le parachute puisse sortir du p.o.d :

Les suspentes laissées hors du p.o.d. se tendent alors :


et sortent de la boucle élastique de fermeture :

le p.o.d. peut s’ouvrir et la voilure du parachute de secours se déployer :

Les erreurs courantes recensées  :


- Poignée non reliée au pod ou mal attachée
- Poignée trop serrée pour entrer la main avec un gant .
- Rupture poignée attache ( pod de conception ancienne )
- Soudure de la goupille sur l’oeillet du pod ( électrolyse)
- Traction prioritaire sur le pod , pas de sortie de la goupille .
- Loop non enlevé ,extraction impossible
- Présence d’une goupille fendue trop ouverte (dépannage en remplacement d’une aiguille perdue) :sortie impossible
- Goupille fendue plantée dans le tissus lors de la traction sur la poignée : sortie impossible
- Système double poignée sortie impossible quelque soit le coté : consigne du constructeur : coupez en une !!!
- Le pilote ne lâche pas la poignée après extraction , confusion parachutisme parapente
- Trop de suspentes hors du pod :sortie de la voilure avant tension des suspentes
- Elévateurs attachés avec un maillon non fermé .

Exemple vu aussi lors de la journée Tyrolienne : c’est pourquoi il faut vérifier fréquemment son secours car les maillons serrés à la main peuvent se desserrer par vibration lors de transport)
un maillon à vis se serre sans excès avec une pince.

- élastiques trop rigides vieux et collés sur les suspentes délovage impossible
- Ouverture dans la dépression d’extrados : suspentage secours trop long , non adapté.
- Parachute instable après ouverture , mouvements pendulaires impact à 15m/s

élévateurs non adaptés au type de parachute, voile non neutralisée...
- Traîné par le parachute une fois au sol le pilote remonte la pente et passe derrière.
- Apex non attaché
- Apex a l’extérieur ( pliage a l’envers )

Les points noirs à vérifier :


- La poignée est facile de prise en main
- La traction s’effectue bien sur la goupille avant de tirer le pod
- Les élévateurs sont reliés au harnais autrement que par un noeud
- La hauteur du cône du secours est inférieure a celle du parapente
- Pour le biplace le secours est fixé aux écarteurs et non aux épaules du pilote .
- Le matériel est bien celui décrit lors de la vente : marquage clair de la taille et du PTV préconisé . un secours solo nous a été donné pour biplace : bilan impact
supérieur à 8.5m/s , sur le sol bon courage …
- Le manuel de pliage est présent et en français .

Bon et maintenant aux travaux pratiques : donc AU SECOURS !


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